18 novembre 2008 : Alliance des femmes ingénieurs : Le renforcement du rôle économique, un choix stratégique
Mme Alifa Farouk, membre du bureau politique du RCD et médiateur administrative a présidé, le 18 novembre 2008, les travaux d’une conférence nationale sur le thème « La femme ingénieur et les mutations internationales ».
La conférence est organisée, à l’initiative de l’alliance des femmes ingénieurs, relevant de l’Union Nationale de la Femme Tunisienne, dans le cadre des festivités marquant la célébration du 21ème anniversaire du changement.
Le médiateur administratif a rappelé, à cette occasion, les réformes successives qu’a connues le système de l’enseignement supérieur pour améliorer le niveau de compétence des diplômés, notamment à travers la création de filières scientifiques porteuses à haute employabilité et le renforcement de l’interaction entre l’université et l’entreprise économique.
Mme Alifa Farouk a relevé que pour réussir à faire face aux crises internationales, il est nécessaire de former des ressources humaines capables de créer et d’innover.
Sur un autre plan, le médiateur administratif a fait observer que le secteur de la recherche scientifique et de technologie constitue l’un des piliers de l’économie moderne et un levier de la compétitivité de l’entreprise, du renforcement des secteurs de l’exportation et de l’emploi et de la création d’une nouvelle génération de projets à haute valeur ajoutée.
Le médiateur administratif a rappelé, dans ce contexte, la mesure annoncée par le Président de la République dans son programme présidentiel « pour la Tunisie de Demain », relative à l’augmentation des crédits alloués à la recherche scientifique pour les porter à 1,25 % du Produit Intérieur Brut (PNB) à la fin de l’année 2009.
Mme Farouk a, à ce propos, passé en revue une sérié de mesures présidentielles visant à promouvoir le secteur de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Il s’agit, notamment, de l’extension de la capacité de formation au sein des écoles préparatoires aux cycles d’ingénieurs, de l’accès des maîtrisards issus des filières scientifiques et technologiques aux écoles d’ingénieurs et de la restructuration des pôles technologiques.
Elle a indiqué que le pourcentage des licences appliquées a atteint 70% de l’ensemble des licences, ce qui a permis de favoriser l’ouverture de l’université tunisienne, qui fête son cinquantenaire, sur l’environnement de la production.
Mme Alifa Farouk a souligné que l’intégration de la femme dans le circuit économique s’inscrit dans le cadre d’une approche réformatrice intégrée qui englobe les systèmes de l’éducation et de la formation et les mécanismes de financement des projets.
Cette approche consacre, également, le principe de l’égalité des chances entre l’homme et la femme, entre les différentes catégories et régions, en tirant profit des mécanismes, programmes et incitations mis en place pare l’Etat dans le secteur de l’emploi.
Elle a indiqué que le pourcentage des femmes a dépassé 27% de la population, en 2007 et que 32% des ingénieurs sont des femmes.
La femme dirige actuellement près de 20% des sociétés privées actives dans le secteur de l’industrie de l’intelligence et de l’emploi des technologies de la communication, a-t-elle ajouté, alors que le nombre de femmes d’affaires atteint 18 mille.
Revenant sur les bons classements occupés par la Tunisie dans le dernier rapport du forum économique de Davos, dans les domaines relatifs à l’enseignement et à la maîtrise des technologies, le médiateur administratif a affirmé que le renforcement du rôle économique de la femme est un choix stratégique fondamental dans la politique nationale de promotion des ressources humaines , appelant la femme, en général, et la femme ingénieur , en particulier, à maîtriser davantage les langues et les nouvelles technologies de la communication, et à mieux faire connaître les acquis de la Tunisie, notamment ceux relatifs à la femme, dans les manifestations internationales.
Pour sa part, Mme Aziza H’tira, présidente de l’UNFT, a mis en exergue le souci constant du Président Zine El Abidine Ben Ali de promouvoir davantage les ressources humaines féminines et de conforter leur présence dans les disciplines scientifiques et techniques, tant au niveau de la formation que de l’emploi, afin de consolider leur contribution au processus de développement intégral et durable, et de renforcer la compétitivité des entreprises nationales.
Elle a indiqué que le nombre d’étudiantes dans les filières d’ingénierie et des sciences dépasse aujourd’hui 45%, confirmant ainsi que la femme tunisienne a investi, avec aptitude, tous les domaines.
Le progframme de la conférence comprend trois interventions ayant trait à la formation d’ingénieur, au rôle de la femme ingénieur dans le processus de développement à l’heure de la mondialisation, et au rôle des médias dans l’exportation des services d’ingénierie.
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