8 mars 2007 : Conférence internationale « Femmes, Paix et Prospérité »
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la Femme que l’ONU a placé cette année sous le thème « mettre fin à l’impunité des auteurs d’actes de violence à l’égard des femmes et des filles », une conférence internationale sur le thème : « Femme, Paix et Prospérité », a été organisée, sous le haut patronage de Madame Leïla Ben Ali, épouse du Président de la République, par l’Union Nationale de la Femme Tunisienne et l’Association des Femmes Sud-Africaines dans le Dialogue (SAWID-South African Women in the dialogue ), présidée par Mme Zanele M’Beki épouse du Chef de l’Etat d’Afrique du Sud, dans le cadre d’un projet de partenariat entre l’organisation féminine tunisienne et l’association sud-africaine.
Sous le haut patronage de son Excellence Madame Leila Ben Ali Epouse de son Excellence le Président de la République Tunisienne
Et A l’occasion de la journée Mondiale de la Femme, UNFT & SAWID organisent une conférence
Tunis, le 8 mars 2007
A l’ouverture de la Conférence, Madame Leïla Ben Ali a adressé aux participantes et aux participants une allocution dont lecture a été donnée en son nom par M. Sadok Chaâbane, président du conseil économique et social (ancien directeur général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques) (ITES) :
« Honorables invités,
Mesdames, Messieurs,
Il m’est agréable de vous saluer et de vous souhaiter plein succès dans vos travaux ainsi qu’un séjour agréable parmi nous, tout en vous assurant de ma satisfaction pour vos efforts et en formant mes vœux pour davantage de progrès et de prospérité à la femme sud-africain sœur.
Il m’est également agréable de saluer , en cette circonstance, Madame Zanele Mbeki, et de lui faire part de mon admiration et de mon amitié, et d’adresser mes remerciements à l’Union Nationale de la Femme Tunisienne et à l’Association des Femmes Sud-africaines dans le Dialogue (SAWID), pour leur coopération en faveur de la concrétisation de cette louable initiative et pour le choix de la Journée Internationale de la Femme, pour immortaliser l’une des pages du partenariat tuniso-sud-africain en faveur du soutien aux causes féminines et de la réalisation de la paix et du bien-être pour tous les peuples.
La Journée Internationale de la Femme porte une signification particulière dans nos traditions de la lutte pour l’émancipation de la femme, tout autant que la forte détermination d’en préserver le processus. Nous avons aussi en commun la volonté inébranlable de favoriser l’accès de la femme aux postes de décision et de responsabilité dans la vie publique, afin d’élever sans cesse sa position, de consolider l’équilibre de la société et de prévenir toute remise en cause de l’œuvre de modernisation, sous l’effet des courants obscurantistes et réactionnaires.
L’une des constantes de la politique du Président Zine El Abidine Ben Ali dans notre pays, est que l’édification de la société et le processus de développement intégral ne peuvent se faire sainement sans la contribution de la femme. C’est ce qui prouve son illustration dans la réalité tunisienne, depuis le Changement de 1987, à travers les vastes perspectives ouvertes à la femme, pour qu’elle soit présente dans toutes les positions et participe activement à l’évolution et à la promotion du pays, dans un contexte d’égalité par rapport à l’homme, au plan des droits et des devoirs.
Cette politique est le prolongement d’un mouvement réformateur moderniste qui, aujourd’hui, en Tunisie, date de plus de 150 années. Les symboles en sont nombreux et les dates marquantes en sont connues. Nous en évoquerons, en cette circonstance, le regretté Tahar Haddad, dans les années 30 du siècle dernier, et le leader Habib Bourguiba, lors du mouvement de libération nationale et après l’Indépendance et l’édification de l’Etat moderne.
L’un des corollaires de ce mouvement consistait à défaire les entraves qui ont paralysé la femme durant des siècles, aussi bien au sein de la famille que dans la société, et à éliminer certaines coutumes et traditions qui isolaient la femme, affectaient sa dignité et la privaient du droit de construire sa propre famille, de prendre part à l’édification d’une société saine et d’avoir accès à l’enseignement et à l’emploi , domaines essentiels dans lesquels elle peut administrer la preuve de ses aptitudes…. »