La loi 58-118 du 4 novembre 1958 garantit le droit à l’instruction de la fille afin de « permettre aux enfants des deux sexes, sans aucune distinction (…) de développer leurs personnalités et leurs aptitude ».
Pour renforcer ce principe d’égalité entre l’homme et la femme, des réformes ont été adoptées :
En 1988, généralisation de l’enseignement
primaire.
En 1991, enseignement
obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Sanction à l’encontre des parents qui n’inscrivent pas leurs enfants à l’école ou les en retirent sans raison.
Les résultats sont probants. Les efforts déployés en matière d’éducation ont permis d’améliorer le niveau d’accès des filles à l’éducation :
Scolarisations des tunisiennes âgées de 6 ans en 2003-2004 est de 99 %.
La proportion des filles dans l’enseignement primaire est
passée de 38,6% en 1975 à 47,7% en 2002-2003.
Dans l’enseignement secondaire, la proportion des filles atteint 53% en 2003-2004 alors qu’elle n’était que de 32,4% en 1975-1976.
Dans
l’enseignement supérieur, le
nombre d’étudiantes connaît une
augmentation considérable : 57%
en 2004-2005 ;25,8% en
1975.
Quant à la lutte contre l’analphabétisme,
des campagnes d’alphabétisation ont été menées,
dés le début de l’indépendance,
surtout en milieu rural.
Quant à la lutte contre l’analphabétisme, dès le début de l’indépendance, des campagnes d’alphabétisation ont été menées. Actuellement, « la stratégie nationale d’alphabétisation » qui s’étend sur 3 plans de développement(1992-2006), a prévu dans le cadre du IX plan , la couverture de 160 000 bénéficiaires, tout en accordant la priorité à la population âgées de 15 à 29 ans, aux jeunes filles et au milieu rural. 67
000 femmes et filles ont bénéficié de cette stratégie. Cela a valu à l’UNFT, le prix de l’UNESCO de lutte contre l’analphabétisme, en 1994.
Grâce à tous ces efforts, le taux d’analphabétisme des femmes parmi la population âgée de 10 ans a diminué :